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D’où viennent les bébés ? Livre à volets sympa et ludique

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Un très joli livre avec des volets à soulever pour découvrir des informations. Tout est sous forme de questions : ce livre favorise ainsi l’échange avec l’enfant. Les illustrations sont très sympas et colorées. On retrouve une famille d’une page à l’autre, du moment où l’enfant demande à sa maman « Qu’est-ce qu’il y a dans ton ventre ? » à « Quand [mon frère] apprendra-t-il à marcher ? »

Certaines questions-clés ont des réponses simples et bien faites : « Comment le bébé est-il arrivé dans ton ventre ? » => « un spermatozoïde donné par ton papa a rencontré un ovule à l’intérieur de mon ventre. » C’est clair et ne donne pas plus de détail qu’un petit enfant n’en peut comprendre.

Autour de cette famille humaine, on découvre la fécondation et la gestation pour d’autres mammifères, mais aussi ce qui concerne les poissons, les oiseaux, les insectes ou encore les tortues. J’ai apprécié que les hommes soient situés dans le cycle animal, ni à part, ni « au-dessus ».

Un livre que je recommande à partir de deux ans, et sans doute d’autres titres intéressants à lire dans cette collection « Mes premières questions ».

 
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Publié par le novembre 20, 2016 dans Uncategorized

 

Nos enfants méritent mieux ! Ça parait évident…

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Un livre court, à parcourir pour repenser notre manière de faire apprendre et comprendre pourquoi élèves et profs semblent s’épuiser en vain. Un petit essai qui repose sur une idée clé : les enfants/ados ne retiennent presque rien de ce qu’on veut leur enseigner à l’école. On leur bourre le crâne avec des programmes trop chargés, et ceux qui le peuvent en glanent quelque chose, au moins jusqu’au contrôle. Il y a donc un illusion totale quant à l’apprentissage de la majorité d’entre eux et surtout quant au fait que ce soit des acquis durables. Empiriquement j’ai le même ressenti.

Le style est un plus scolaire que pamphlétaire, et on suit bien la démonstration. Mais c’est un peu laborieux car il y a des redites. L’expérience menée en classe est intéressante et mériterait d’être généralisée : interroger des élèves sur des concepts clés de l’an passé… Pour savoir ce qui a été « acquis ». Non-acquis donc en l’occurrence. Le raisonnement me semble un peu court par contre en ce qui concerne la non-acquisition des compétences, probables certes, mais non démontrée.

L’analyse du système scolaire est consensuelle, et il y a des pistes de réflexion pour changer les choses. Il parait évident en effet qu’il vaudrait mieux alléger le programme et surtout approfondir au fur et à mesure plutôt que de considérer que ce qui a été vu est su. Toutes les propositions vont en gros dans le sens de la réforme des collèges en cours, mais comme le fait remarquer l’auteur, celle-ci est pleine de bons sentiments mais sera probablement aussi peu efficiente que toutes les précédentes.

 

 

 

 
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Publié par le novembre 1, 2016 dans Uncategorized

 

60 questions étonnantes sur l’humour et le rire : bon à feuilleter

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Je découvre cette collection avec ce titre. Le concept de vulgarisation de recherches en sciences sociales m’intéresse et la présentation est bien faite : découpage en chapitres thématiques et double page consacrée à chaque étude. Introduction interrogative, méthode de recherche, résultat et synthèse permettent de découvrir chaque point. Certaines sont très attendus comme : Pourquoi rions-nous quand quelqu’un se casse la figure ? ou encore Hommes et femmes utilisent-ils les moqueries de la même façon ? D’autres sont plus surprenantes comme Les hôtesses de l’air rigolotes sauvent-elles plus de vie ? ou Se forcer à rire peut-il remonter le moral ?

J’ai observé bien sûr avec attention Quelles blagues les étudiants tolèrent-ils de la part de leurs profs ? et Qu’est-ce qui fait rire les bébés ? 

En bref, c’est un petit bouquin sympa, qui a toute sa place sur une étagère « bons à feuilleter ». Petite remarque quand même, certains points sont répétitifs : il aurait mieux valu grouper les études qui ont le même sujet ou presque.

 

 
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Publié par le juillet 1, 2016 dans Uncategorized

 

Miscellanées de culture générale : remember classes prépa

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Tentée par ces miscellanées de « culture gé », j’ai replongé dans mes années prépa : ces moments où l’on apprend de force des tas de choses passionnément inutiles. Culture générale, d’ailleurs est vraiment un faux ami. Il n’y a là rien de « général », c’est à, dire qui concernerait tout le monde. C’est bien de la culture de l’élite qu’il s’agit, une culture avant tout historique et littéraire, à l’ancienne. Qui connait le nom des neufs muses et leurs attributs ? Moi, certes, car je me suis forcée à retenir au moins une chose dans ce livre : alors allons-y sans tricher : Terpsichore (danse), Thalie (comédie), Melpomène (tragédie), Uranie (astronomie), Calliope (poésie épique), Erato (poésie lyrique), Clio (histoire), Polymnie (chant), et zut… il en manque une, c’est comme les 7 nains. Vérification faite j’avais oublié Euterpe, muse de la musique. Donc avoir cette culture générale ça sert éventuellement à se gargariser face à des visiteurs esbaudis devant la façade du théâtre de Bordeaux où l’on peut identifier les 9 muses et 3 déesses. Et juste à faire fonctionner son cerveau, oui pour le plaisir.

En tant que littéraire j’ai adoré les chapitres où il fallait retrouver les titres d’œuvres célèbres à partir des incipit (début du livre) ou excipit (la fin). Et bien sûr les expressions et leurs origines. Certaines parties ne m’ont pas passionnées : connaître le nom de toutes les formes d’amphore, sérieusement ?

En bref un excellent livre pour la collection de l’étagère des cabinets. Non je ne plaisante pas, quel meilleur endroit pour lire un petit peu régulièrement ? Et retenir un peu de cette « culture » ! A relire avec plaisir. Et à offrir à un khâgneux !

 
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Publié par le avril 11, 2016 dans Uncategorized

 

Nos amies les bactéries :chérissons-les

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Ce livre donne à réfléchir sur nous-mêmes et sur quelques maladies dites « occidentales » : obésité, autisme, maladies auto-immune, syndrome de l’intestin irritable, dépression… Facile à lire et hypothèse intéressante.

J’avais été passionnée par le documentaire Le ventre notre deuxième cerveau, qui développait l’importance de l’action des neurones dans la zone du ventre. Une dernière partie évoquait un « troisième cerveau », au sens où la colonie de nos bactéries intestinales est un ultime centre de contrôle de notre corps, de notre vie. Voilà pourquoi j’ai choisi ce livre dans la dernière « masse critique » de Babelio. Comme je le supposais c’est bien de cela qu’il s’agit dans cet ouvrage.

J’ai retenu ces chiffres incroyables : nous sommes composés à 10% de cellules humaines et à 90% de cellules bactériennes. Mieux encore, si nous fonctionnons grâce aux 21.000 gènes de notre ADN humain, nous bénéficions également de plus de 4,4 millions de gènes supplémentaires grâce à nos bactéries. Le corps leur sous-traite des choses qu’il ne sait pas faire, comme la synthèses de vitamines, la sécrétion des certaines toxines. Tous les mammifères ont également leurs grandes colonies de bactéries. En fait, un humain sans bactéries ne serait pas un homme « normal ».

La thèse de l’auteur est que la plupart de nos maladies modernes et occidentales sont dues à un déséquilibre de notre « microbiote », à savoir notre flore bactérienne. Nos connaissances sont en effet très limitées sur ces sujets de recherche. L’auteur compile donc toutes les études qui pourraient aller dans le sens de cette hypothèse. Je lui fais le reproche de nous expliquer à plusieurs reprises ce qu’est la rigueur scientifique, puis de citer une thèse et enfin de faire comme si cette seule source suffisait. Après quelques précautions oratoires, « il semblerait que », dès le paragraphe suivant, la conclusion est actée ce qui n’est pas très scientifique. A lire donc comme une plaisante  vulgarisation scientifique, avec une hypothèse unique. Ceci-dit le contenu est très convainquant quand on y songe, à défaut d’être pleinement étayé.

J’ai été subjuguée par la partie sur les dangers des antibiotiques. Car que font-ils ? Ils dézinguent tout sur leur passage, y compris nos amies bactéries utiles. Voilà pourquoi on a le ventre en vrac à chaque cure… Et nous savons, car la sécu aime à nous le rappeler, que nous en consommons trop. Ces miracles de la science qui évitent des morts certaines, sont bien trop prescrits à la légère. Exemple : pour les otites des plus petits, ou leurs angines. On sait qu’à 95% ces maux sont d’origine virale…et à 5% d’origine bactérienne. Or que font les médecins ? Mettent-ils un échantillon en culture pour déterminer s’il y a bien présence d’une bactérie ? Heu…non, ils prescrivent systématiquement l’antibiotique. Ce qui a comme conséquence immédiate de ne servir à rien dans 95% des cas, de mettre le bidou du bébé en vrac et de créer des souches résistantes aux antibiotiques… Dans quelques années nous n’aurons plus le secours des antibiotiques car nous en avons trop abusé. C’est vraiment un problème de santé public primordial et je n’en avais seulement vaguement conscience auparavant. De plus les effets sur le ventre se font sentir encore une année après. Or nous en prenons environ une fois par an… Y a un souci !

J’ai également appris à cette lecture comment rendre mince ou obèse une souris « anexique », que l’on a élevée avec un minimum de microbes, en lui injectant les bactéries d’une autre souris. Et encore quel est le rôle de l’appendice, un organe qui « ne servait à rien » soi-disant pendant longtemps et serait notre réservoir de bactéries amies justement, quand celles-ci ont été décimées. Enfin pourquoi il est important de se préoccuper de la colonisation du bébé par les bactéries de sa mère plutôt que de le laisser affronter seul celles d’un hôpital… Lorsque l’accouchement par voie basse n’est pas possible et que le bébé sort par césarienne, il y a des solutions de colonisation artificielle.

Bref éviter les antibiotiques si possible, accoucher par voie basse ou remédier à une césarienne sont la base des solutions proposées. Éviter les antibactériens à tous crins aussi. Quelques démystifications importantes : manger des yaourts natures ne sert pas à grand chose (dommage moi j’adore ça!), ni prendre des probiotiques (effet partiel), tout simplement car les quantités sont infimes en regard des colonies sérieusement installées en nous. Pour modifier, améliorer notre colonie que faire ? Manger des fibres pour nourrir nos bonnes amies bactéries. Cela m’évoque le dicton « an apple a day keeps the doctor away ». Car selon l’auteur nous ne mangeons pas tant plus, ni plus gras ou plus sucré qu’avant (enfin si quand même !) mais surtout nous ne consommons plus du tout assez de fibres (à peine 10% de ce qu’on mangeait au début du XXe s.)

Un documentaire très simple à lire et qui vous interpellera si vous vous intéressez à votre santé.

 

 
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Publié par le mars 5, 2016 dans Uncategorized

 

U4 Stéphane : anticipation et action !

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Une aventure plutôt dure, fascinante et bien rythmée. On s’engage dans un tunnel et on ne sait vraiment pas où l’on va déboucher. Un livre d’anticipation très bien pensé. On apprécie d’avoir quatre auteurs FRANCAIS pour cette série ; on ne le dira jamais assez les auteurs français sont excellents en SF, comme en fantastique et fantasy, et il est important de les identifier et de ne pas se laisser submerger par les traductions américaines souvent bien moins « écrites » (oui, oui c’est ce que je dis). J’ai choisi de commencer par ce tome de la série U4, parce que j’étais sûre d’apprécier le style de l’auteur. Fan de sa propre série d’anticipation à savoir Réseau(x) (lire ma chronique ici et là celle de Réseau(x) 2),  on retrouve sa verve j’ai donc été comblée.

Ce tome de Stéphane m’a fait découvrir l’univers catastrophique d’un futur proche dans lequel je ne pourrai pas être (les plus de 18 ans sont (presque) tous morts). Je pense qu’effectivement avec une épidémie de cette ampleur les choses tourneraient aussi mal et tous les aspects sont bien détaillés (survie, collectivité refuge, pillages, violence, armée, rejet des derniers arrivés…).  J’ai bien aimé la personnalité de cette jeune fille, très pragmatique et rationnelle, violente parfois mais tellement humaine dans ses réactions. Elle est assez atypique en tant qu’héroïne. J’ai trouvé intéressant qu’elle prenne parfois de mauvaises décisions, qu’elle se laisse influencer voire qu’elle se plante complètement dans son analyse de la situation. Tout cela la rend extrêmement crédible et déroule un scénario avec des hauts et des bas.

Pour continuer je suis partagée entre l’envie d’en savoir plus sur Yanis, l’autre personnage du quatuor que l’on connait le mieux dans ce tome, et dont on ignore le passé ; de lire le tome de Florence Hinckel parce que j’ai dévoré #Bleue ; mais encore d’avoir le point de vue de l’autre personnage féminin, qui me semble la seule à être en mesure de faire arriver une fin plus conclusive… Dur… Mes élèves sont fans également et réclament une suite, vite, n’importe laquelle… mais vite !

C’est la série à découvrir si vous ne savez pas quoi lire !

 
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Publié par le janvier 20, 2016 dans Uncategorized

 

#bleue : dystopie pleine d’amour

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Ce roman, au travers du sujet de la mémoire et de la douleur émotionnelle, pose la question de la définition de la vie et du bonheur.

Le style est coulant, assez facile mais le montage de la trame est plus travaillé. Dans une première partie, on nous présente le point de vue de Silas. Nous découvrons donc la société légèrement futuriste proposée, à travers ses yeux. Il nous relate également sa relation avec Astrid, qui parait être une fille extrêmement casse-cou et originale. Silas est inquiet quant à la possibilité de voir une partie de sa mémoire s’effriter lors d’une oblitération. De fait, c’est exactement ce que nous allons vivre à travers son point de vue. Cette première partie peu parfois sembler assez lente, certains éléments semblent peu importants. En fait il s’agit d’une préparation pour la deuxième partie où les mêmes moments sont relatés du point de vue d’Astrid. Tout s’accélère alors et nous repérons les échos des moments partagés. Là se passe un plaisir de lecture digne d’un polar quand notre esprit « recolle les morceaux ». Quand Silas pensait Astrid fantasque, il y avait en elle une véritable douleur dissimulée. Pour repousser la tristesse, le jeune fille se faisait peur. Cette vision de l’adolescence m’a semblé très juste.

Cette proposition de société rappelle le Meilleur des mondes de Huxley. Le bonheur est obligatoire (pas besoin de soma, la douleur est simplement supprimée), on diffuse des phrases du type « tout les postes sont utiles » pour convaincre les moins chanceux que leur sort n’est pas si terrible, la colère et la tristesse sont soit mal vues soit carrément incomprises et finalement l’amour et la compassion disparaissent. Le but serait une société apaisée sans violence. D’autres influences permettent un cadre futuriste assez réaliste, comme d’une part la toute puissance des réseaux sociaux. Plus besoin d’un big brother, comme dans 1984, puisque tout le monde est connecté en permanence et le contrôle social s’exerce tout seul, sans police de la pensée. Tout le monde est le flic de tout le monde. D’autre part les informations importantes sont dissimulées sous la masse du superficiel.

L‘auteur invite son lecteur évidemment à réfléchir à des tendances de nos sociétés, qui accentuées deviendraient cette dystopie : être accro aux écrans, préférer les contacts virtuels au réel, diffuser du « sans intérêt » au détriment de penser par soi même. Certains éléments sont plus profonds comme la réflexion sur l’apparence de démocratie…, ou encore la manière de se faire entendre par des actions violentes ou non.

L’histoire d’amour en elle même est romantique à souhait : ils se trouvent et se « reconnaissent » car ils sont chacun « différents » et se sentent mal à l’aise dans le monde hyperconnecté. Il est fasciné par son énergie et son grain de folie, elle est rassurée par son côté calme. Silas exprime son amour par des petites touches poétiques, des paragraphes très visuels, tandis que Astrid s’exprime avec emphase. L’auteur s’est amusé à coller à leur personnalité.

La thèse finale semble logique : sans douleur, sans tristesse, oblitéré, on passe à côté de la vie. On le voit avec le personnage de la grand-mère d’Astrid, heureuse d’évoquer ses souvenirs passés, heureux ou pas. Au contraire le père de la jeune fille est devenu quasiment insensible à force d’oblitérations.

En conclusion un roman ado qui tient la route et plaira mais semblera un peu trop simple pour les adultes que nous sommes. A recommander en CDI, succès en vue.

 
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Publié par le novembre 1, 2015 dans Jeunesse, Roman, SF, Uncategorized