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Cent poèmes de Victor Hugo : lisez le maître du verbe !

06 Nov

CVT_Cent-poemes-de-Victor-Hugo_6946Magnifique ouvrage que ce recueil de 100 poèmes du plus grand écrivain français.

Si vous aimez le romantique,

l’amoureux de la nature,

le maître de l’évocation,

Lisez Hugo,

Si vous aimez le philosophe,

l’observateur infatigable

de la nature humaine,

Lisez Hugo,

Si vous aimez le politique,

le défenseur des faibles,

le maître de la sentence,

Lisez Hugo,

Si vous aimez le conteur,

le faiseur d’histoires,

l’incroyable bateleur,

Lisez Hugo,

Si vous aimez la poésie,

si vous aimez les mots,

lisez Hugo encore !

J’ai adoré replonger dans ces poèmes de Victor Hugo, étudié et chéri dès l’école primaire avec « Mon père ce héros au sourire si doux ». C’est la première « vraie poésie » dont je me souviens avoir appris les vers. Et que j’aimais, bien que l’histoire me sembla obscure… « -Caramba » !

Puis je retrouve les souvenirs du lycée :  » Demain, dès l’Aube » (en seconde le romantisme ) « Souvenir de la nuit du 4 » (en première Les Châtiments pour le bac), « Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?« ( Les Contemplations, groupement de texte pour le bac encore).

J’ai fait de belles découvertes : « J’aime l’araignée et j’aime l’ortie », « Jeanne était au pain sec ». L’art d’être grand-père est un recueil que l’on apprécie avec la maturité.

Bravo aux éditions Omnibus pour la mise en page soignée et agréable. Lire « Les djinns » en double page c’est quelque chose ! Connaissez-vous ce poème qui enfle puis réduit comme le souffle des djinns ?

L’aspect biographique est disséminé en marge des textes, qui respectent l’ordre de création. Ainsi qu’annoncé dans la préface, il s’agit d’une « biographie poétique ».

Je formule deux réserves mais qui n’ont en rien gêné ma lecture. Premièrement, les photos noirs et blancs, très belles par ailleurs, ne m’ont pas renvoyé à « mon imaginaire Hugo », qui se réfère plus aux illustrations du poète lui-même (pour avoir une idée voyez l’expo BnF ici).

D’autre part j’ai trouvé paradoxal de parsemer les pages de feuilles automnales, alors que Hugo, contrariant nos préjugés sur le Romantisme, dit haïr l’automne et l’hiver et adorer le printemps et l’été. Il n’y a qu’à lire, toujours dans le recueil :« L’aube est moins claire »

« Les long jours sont passés ; les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent ! »

ou « Après l’hiver »…

« Et Mai sourit dans nos âmes
Comme il sourit dans les cieux »

Pour finir, en lisant ce recueil j’ai réalisé que si j’adore autant les romans de Hugo, comme Les Misérables (sur ma table de chevet, encore… pour toujours…) ou les Travailleurs de la mer (magnifique), c’est pour sa manière de poétiser toutes ces phrases.

Ps : pour vous donner envie de lire Les Misérables, voyez cette magistrale vidéo de l’alchimie d’un roman.

 

 

 

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Publié par le novembre 6, 2018 dans Poésie, Uncategorized

 

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