RSS

Archives de Catégorie: documentaire

Big data : big challenge à lire…

Un livre de référence de la célèbre collection Que sais-je ? et écrit par Pierre Delort.
41tlRX-WntL._SL160_

J’ai choisi ce livre dans la dernière masse critique, pensant pouvoir découvrir plein de secrets sur les géants Facebook et Google. C’est le cas, mais une grande partie du livre est consacré à des aspects techniques, et là j’ai eu plus de mal.

La partie sur le « Google flu », c’est à dire la prédiction des pics d’épidémie grippale grâce aux requêtes de recherche sur le moteur est extrêmement intéressante à connaître en détails.

Ce livre reste pourtant assez difficile d’accès pour les non initiés. A lire si votre entreprise s’intéresse au big data.

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le juillet 20, 2015 dans documentaire

 

Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens : à découvrir si vous êtes curieux

Voilà un livre bien intéressant, à moins que vous n’ayez fait des études de commerce ou de marketing auquel cas vous connaissez déjà le pied-dans-la-porte. Pour la littéraire que je suis, j’y ai appris des tas de « trucs » dont certains semblent évidents, mais pas tous.

Les auteurs attirent notre attention sur les pièges que « nos » décisions recèlent. L’amorçage, le pied-dans-la-porte, la-porte-au-nez,  et autres techniques diverses… sont des effets étudiés en sociologie pour comprendre comment influencer le comportement de quelqu’un. La base est de demander un premier engagement peu couteux (signer une pétition, répondre à une courte enquête, gouter un produit…) avant d’enchaîner sur une véritable demande.

En guise d’introduction les auteurs présentent cette étude célèbre : si vous demandez de la monnaie à un inconnu pour votre parcmètre, vous aurez 4 fois plus de chance de l’obtenir en demandant l’heure auparavant. Ah ? Bon à tenter alors.

Les chapitres passent en revue les techniques usuelles d’influence. On commence en douceur avec des exemples concrets en suivant le personnage imaginaire de Mme O., cela favorise l’identification. Mais c’est un peu agaçant de voir le stéréotype de cette « ménagère de moins de cinquante ans » à longueur de pages. Les auteurs auraient pu varier plus sans que cela diminue leur propos. Bref, c’est un détail.

Les auteurs justifient les scénettes plaisantes que l’on vient de lire en décrivant les différentes études de sociologies célèbres ayant démontré ces phénomènes ; ensuite place à la théorie…quand c’est possible. Ils reprennent les théories traditionnellment émises puis développent la leur. Le concept est celui de « la soumission librement consentie ». C’est à dire que l’on est plus enclin à persévérer dans une action si l’on pense avoir effectué un véritable choix. S’il nous semble que l’on a voulu nous imposer quelque chose, au contraire on va se braquer. Élément extrêmement important à souligner : le fait que l’on parle bien ici d’actions et non de points de vue. Il s’agit bien de « faire faire » et non de convaincre. En combinant les manipulations on peut obtenir de grands résultats, et pour de bonnes causes, comme dans l’exemple où des étudiants réduisent leur consommation de cigarettes.

Deux chapitres sont moins convaincants à mes yeux : ceux sur les manipulation au quotidien (amis, marchands, chefs et pédagogue). On n’y apprend rien de plus. Cela ne fait que pointer du doigt des situations où l’on utilise le plus ces procédures. L’école en fait partie évidemment.

Le chapitre sur le marketing est plus prenant. J’ai noté que pour les auteurs nos perceptions inconscientes ont un réel impact sur nous (mais oui vous savez ces bannières sur le côté de Face-de-bouc que, « non bien sur vous ne lisez jamais ». N’empêche que si je vous dit « marque de chaussure en ligne »…je suis sure que vous voyez…)

La conclusion en forme d’interview est très bien faite et amusante. Notamment pour retenir les conseils de nos auteurs :

1 : apprenez à revenir sur une décision, et à considérer les nouveaux éléments -(on a tendance à vouloir être ferme…même quand on a pris une mauvaise décision)

2 : considérer deux décisions successives comme indépendantes (j’ai dit oui hier…mais ça ne conditionne pas ma réaction d’aujourd’hui)

3 : ne surestimez pas votre liberté (en accordant trop d’importance au fait d’avoir choisi ceci plutôt que cela…vous risquez de vous embourber)

Voilà de bien bons conseils à mettre en pratique dès le livre refermé !

Petit bémol qui m’a gâché partiellement la lecture : les propos misogynes, anti-couples et anti-enfants. Il s’agit sans doute de faire « rire » le lecteur en établissant une connivence. Ben non, désolée ça m’a carrément gonflée. Un peu plus de subtilité serait bienvenue.

En conclusion un ouvrage à feuilleter au moins une fois. Pour méditer et  regarder clairement si nous avons tendance ou pas à « nous faire avoir ».

 

 

 
Poster un commentaire

Publié par le juillet 7, 2014 dans documentaire

 

« Le roman secret de l’évolution : avec Darwin et Wallace » : vulgarisation romancée

 

Un docu-fiction qui a le mérite de faire percevoir au lecteur, jeune ou adulte, les questionnements qui ont été ceux des penseurs de l’évolution. Sur le mode de l’aventure, nous embarquons avec Bakary qui se trouvera employé par deux scientifiques : Charles Darwin et Alfred R. Wallace. Grâce à ce personnage on peut suivre les deux savants dans leurs périples respectifs (4 ans pour Darwin et 10 ans pour Wallace). On découvre ainsi les conditions de vie des voyageurs de l’époque et la manière de collecter des spécimens. Bakary écoute avec intérêt les propos de ses « capitaines » et les intègre avec son bon sens. Son ami Ablo représente en contrepoint le « naïf », plein de convictions qu’il sera dur de dépasser (dont le dogme des 7 jours).

Le vocabulaire créole du narrateur et de son ami peut dérouter ceux qui le liront pour la première fois ; il donne une coloration vivante à l’aventure et crédibilise les personnages. Bakary a ainsi une double culture, celle des boys de Bahia et celle qu’il a appris auprès d’un vieux Lord. Il s’adresse au lecteur dans un langage métissé. J’ai regretté de laisser Bakary au terme de l’histoire sans savoir où ces voyages le mèneront, finalement seuls les savants comptent.

Un regret sur cet ouvrage : le choix de la mise en page. La différence de couleur entre dialogues et récit était une bonne idée mais la différence de police et de marge gauche est lourde à l’œil. L’appréhension globale de la page s’en trouve amoindrie. D’autre part les dessins ne sont pas tous intéressants. Plutôt que de voir les protagonistes (et la tête de Darwin ou Wallace…), on aimerait voir plus d’animaux, à l’exemple de l’illustration des Galapagos avec iguanes et tortue géants. Certaines erreurs de perspectives sont malheureuses.

C’est une lecture sympathique pour la jeunesse, mais trop monotone pour des ados. Il faudra sans doute accompagner un jeune lecteur en reprenant une réflexion d’un personnage pour lui faire éclaircir ce qu’il comprend et l’amener lui aussi à rêvasser sur cette histoire incroyable de la géologie et de l’évolution.

En fin d’ouvrage on trouve un appendice documentaire utile : biographie des deux scientifiques dont il a été question et surtout une synthèse sur l’évolution, bien utile pour le parent qui veut s’assurer de ses bases avant de lancer la discussion, ou pour un ado pour faire un exposé. Primaire ou collège.

 
Poster un commentaire

Publié par le décembre 4, 2013 dans documentaire, Roman

 

Les aventures des trois princes de Serendip ; voyage en sérendipité : clin d’œil aux amis docs

cvt_Les-Aventures-des-trois-princes-de-Serendip-suivi-_2488

J’ai reçu cet ouvrage grâce à l’opération « masse critique » de Babelio (un livre contre une critique). J’ai été immédiatement attirée par le titre. Combien d’amis n’ai-je pas bassinés au cours d’une soirée avec le fameux concept de sérendipité ? Ce « lumineux objet du désir épistémique » comme le dit Marie-Anne Paveau dans le chapitre passionnant qui clôt le livre. Tous ceux qui sont passé par la préparation au concours de documentaliste voient de quoi il s’agit. Calqué sur l’anglais « serendipity », cela désigne la capacité à trouver…ce qu’on ne cherchait pas ! Le « hasard fécond » est souvent utilisé dans la sphère du web 2.0.

J’allais enfin avoir la clé de l’origine du mot et connaître le conte original. Louis de Mailly en est l’auteur, ou plutôt le traducteur-traître. Il s’inspire d’un récit italien de Armeno, mais se détache rapidement pour créer ses propres histoires. Ce conte est un récit enchâssé qui introduit 9 nouvelles. Dès les premières pages, le lecteur français se retrouve face à une perspicacité qui rappelle Zadig, de Voltaire. La scène du chameau a  d’ailleurs largement inspiré ce dernier (rappelez-vous du cheval et de la chienne perdus). Bref cela commence plaisamment. Mais pour la suite j’avoue que le lecture des contes insérés m’a peu passionné. On y trouve beaucoup de « gens de qualité », c’est à dire des princes et princesses sages et prudes, des magiciens et des démons mais le thème principal est surtout l’amour. Notamment la question de la passion et de la fidélité. Les hommes n’y ont pas le beau rôle, inconstants et inutilement jaloux le plus souvent. L’auteur veut à la fois plaire et édifier un public de son époque qui aime les romances. Un peu ennuyeux. A côté des Mille et une Nuit, cela fait bien pâle figure.

Les princes de Sérendip ne sont pas très intéressants. Mais c’est un texte à connaître ne serait-ce que pour son influence. L’orient y est miraculeux. J’ai d’ailleurs été déstabilisée par l’alliance entre le souci de rationalité et celui du merveilleux. Il me semble incroyable que dans un premier temps les princes résolvent les mystères grâce à leur perspicacité et leur sens de l’observation, puis par une espèce de sens magique. Quand il s’agit du chameau les indices sont factuels : l’herbe est rongée, les empreintes du chameau et le la femme sur le chemin, les fourmis et les mouches. Par contre quand il s’agit du repas, les impressions dominent : « le coeur accablé de tristesse ». Finalement ces princes sont plus des magiciens que des détectives.

Par contre j’ai adoré la partie documentaire qui est vraiment très bien présentée et complète. Un chapitre « une belle infidèle endormie » nous explique l’histoire du manuscrit et compare justement les textes. Le chapitre « Serendipity : suite anglaise » nous montre comment l’expression a été créée et employée par Horace Walpole. Et le chapitre final, comme je l’ai dit précédemment le plus intéressant à mes yeux, donne tous les détails sur la popularité de cette notion de nos jours. Trouvant le terme vilain à l’oreille, j’ai été ravie de découvrir le néologisme formé par les québécois, infatigables inventeurs de la langue : la fortuité.

Un ouvrage pour les curieux et les spécialistes.

« Que vous aimiez La Vie devant soi. ou Le Trône de Fer., Giono. ou Eric-Emmanuel Schmitt., Babelio vous invite toute l’année à découvrir des avis sur des livres. ou des extraits d’oeuvres. en allant sur Babelio.com. »

 
Poster un commentaire

Publié par le octobre 23, 2013 dans Conte, documentaire