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Archives de Catégorie: Roman

Totem Tom : action en format dystopique

514TGj8FN6L._SX195_.jpgEncore une fois Patrick Mc Spare nous régale de son imaginaire et de son écriture. Comme dans Les Haut-conteurs (fantastique-historique) ou Harley King (urban fantasy) l’élément prédominant reste l’action. Cette fois-ci, il déroule les aventures de son « Totem Tom » dans un futur apocalyptique. Le tout est très cinématographique (on notera au passage des clins d’œils à Mad Max).

Ce futur n’est pas du, contrairement à la plupart des dystopies, à un cataclysme, la crise écologique ou une guerre planétaire. En 2051 ce sont des démons qui sont les maîtres de la Terre. Les amateurs des Héritiers de l’Aube retrouveront Hermès et Selanka, toujours aussi détestables en souverains ennemis.

C’est donc une dystopie mais de tournure fantastique. La question centrale des dystopies est bien là :  L’Humanité avec un grand H a-t-elle encore une voie ou bien ne s’agit-il plus que d’un troupeau ?

Comme Tom (oui, ce Tom là) qui débarque dans cet univers désolé, on rencontre les « nouveaux » sioux, qui sous le commandement de Styx et Alystri tentent vaillamment de résister à l’oppresseur. Styx est un personnage très intéressant : ayant perdu la raison (il pense qu’ils sont tous des morts), son comportement est totalement imprévisible.

Outre les scènes d’action qui s’enchainent à vitesse grand V (le nom du redoutable Speedball ne doit sans doute rien au hasard), on apprend quantité de choses sur comment le monde s’est si vite dégradé. La manière dont les démons ont conquis le monde donne à réfléchir…

Quelques morceaux de bravoure sont marquants comme le terrifiant chapitre « je suis nombreux » ou la rencontre aussi burlesque qu’inquiétante avec Teddy, la peluche géante.

La fin de ce tome propose un gros cliffhanger, comme il se doit, et nous laisse trépigner pour savoir ce qu’il y a après le mot « explosa… »

 

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Publié par le mai 28, 2019 dans anticipation, fantaisie, Roman

 

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A <3 battants : une claque d'actualité

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Petit bijou, ce roman à plusieurs voix bouscule. La littérature c’est « la hache qui brise la mer gelée en nous » disait Kafka. Ce roman, dit « jeunesse », parce qu’ils parait chez Gulfstream, collection « échos » parle à chacun de nous. Certes les principaux héros sont de jeunes adultes, mais les préoccupations qui les animent sont universelles : besoin de justice, d’équité, de révolte, recherche d’une société meilleure.

Lu ce samedi 8 novembre 2018, après-midi d’émeute à Paris et en France. J’ai eu l’impression de mieux comprendre les manifestants, d’être auprès d’eux : une fiction c’est paradoxalement plus parlant que les images qui tournent sur les chaînes d’info continue.

J’ai beaucoup apprécié d’une part le côté intense du récit : on suit les protagonistes sur une soirée, le final se déroulant au matin. Unité de temps qui donne une impression théâtrale. Également bien mené la construction avec les différents points de vue : c’est de la dentelle. Il s’agit d’une manifestation qui dégénère, et notamment du passage à tabac par la police d’Aurélien, un gars un peu paumé qui se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment. Tandis que J.B. et Polly tentent par tous les moyens de le mettre à l’abri et de lui porter secours, on suit aussi Harley embarqué au poste.

Pour éviter le manichéisme, face à ces jeunes en rébellion on a le point de vue du lieutenant de police, débordé, qui tente de faire le tri entre vrais casseurs et manifestants pacifistes. Ce lieutenant communique avec sa fille, présente à la manif, qui fait le lien entre les deux camps. Tous ces récits sont encadrés par celui de Samia, la blogeuse (qui nous fait penser à Solange te parle ou Klaire fait Grr).

Le récit est réaliste et très contemporain, notamment du fait de l’incorporation des nouvelles technologies : envois de sms, mode des vidéo-blog, propagation des mots d’ordre via les réseaux sociaux. Pour l’ancrer dans le concret, Samia est une rescapée des attentats du Bataclan. Cette évènement est un point central : c’est d’abord le traumatisme qu’il induit pour le personnage de Samia. Elle est malade à l’idée d’être seule dans une foule et panique aux sons de coup de feu. Mais c’est aussi le prétexte du roman puisque les manifestants protestent contre l’inscription de l’état d’urgence dans la constitution. « Le Bataclan » est ainsi analysé comme le point de départ d’un tournant autoritaire et sécuritaire en France.

Cette lecture donc résonne particulièrement avec les évènements actuels. Tout y est et l’on se demande si Charlotte Bousquet à le don de Cassandre. Différence notable : les gens ne descendent pas en masse dans les rues pour les libertés, mais plutôt pour leurs besoins vitaux (comme manger, se déplacer, se chauffer…)

Une lecture que je recommande à tous, et en particulier aux jeunes adultes qui s’identifieront aisément aux protagonistes. L’histoire d’amour en filigrane et les échanges amicaux en cellule apportent une touche de légèreté. L’auteur termine sur une note positive en remerciant tous ceux qui refusent de se résigner. #OnVautMieuxQueCa

Enfin elle nous donne très envie de (re)récouvrir Louise Michel en émaillant son texte de références à « Prise de possession » dont elle nous conseille la lecture. Cela me ramène à des lectures récentes : l’excellent série « Communardes » et à ma prochaine : Louise Michel, la vierge rouge (BD).

 

 

 

 
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Publié par le décembre 16, 2018 dans Jeunesse, réaliste, Roman

 

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Les loups chantants : conte glaçant…

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Voici une course contre le temps au cœur de la Sibérie…qui ne laisse pas indifférent. Le récit prend l’apparence une quête classique pour trouver un remède (médical ou magique). Un garçon mène ses chiens dans le Blizzard pour sauver sa soeur, ou se perdre lui-même… La question de l’émancipation féminine est le foyer central de l’histoire. Anastasia, la citadine rationnelle en jean pourrait paraitre l’archétype de l’émancipation, mais ce sont Asya et Kira, toutes deux mystiques, en acceptant leur part animale, qui sont les véritables Femmes-flammes.

Le personnage d’Anastasia était le plus intéressant de mon point de vue, étant celle qui bascule de la rationalité à l’acceptation du surnaturel. Mais on a peu son point de vue, car l’auteur ménage un effet de surprise sur sa motivation dans ce voyage périlleux.

J’ai apprécié ce rythme intense qui fait lire le roman d’une traite. Dès le départ, on est plongé dans cet univers qui fait penser à un conte fantastique, avec ses monstres, ses rituels (les « mots de pouvoirs ») et ses doutes lancinants. Mais l’auteur a su éviter l’emploi d’un personnage naïf qui découvrirait ce monde et nous plonge directement dedans, procédé que je préfère toujours.

Le thème des chamans m’a plu et le pouvoir de Yuri m’a fait penser à la superbe série Chroniques de temps obscurs. La partie « chiens de traineaux » et les paysages m’ont eux plutôt renvoyé à Jack London (Croc-blanc et L’appel de la forêt). En tout les cas, un conte bien glacé, avec scènes d’horreurs comme l’attaque des monstres « unbrascolléàunejambe ».

Dès le départ de me suis doutée du destin de Kira, de la nature de la louve, personnage à part entière, mais j’avoue avoir été surprise par la fin, bien plus ouverte que je ne l’aurais pensé. On sort du conte pour rejoindre le roman d’initiation.

Un bon roman.

 

 
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Publié par le avril 17, 2018 dans fantastique, Jeunesse, Roman

 

L’enjomineur, 1792 : chef-d’oeuvre

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Du grand art : une histoire profonde et intéressante sur fond historique, tout ce que j’aime ! C’est extrêmement documenté et très bien écrit.

Tout d’abord bravo à l’auteur de nous faire entrer dans la grande histoire avec autant de brio. Après un premier chapitre qui sert avant tout à poser l’intrigue, on suit dès le deuxième, le personnage d’Emile dans le bocage vendéen et l’on est confronté au patois. Là on peut dire que ça passe ou ça casse : les phrases sont abruptes et sans traduction on pourrait se détourner du récit par paresse. Mais en fait, on entre comme dans du beurre dans cette « langue » à condition de se laisser porter et de ne pas s’agacer de ne pas tout comprendre parfaitement. Ensuite par accumulation et déduction on comprend les dialogues facilement, en particulier parce que les réponses sont en français. On referme le livre en ayant retenu ce magnifique juron :  » grand fils de vesse ». Ce patois crédibilise le récit et nous immerge dans une époque.

L’autre tour de force, à mon avis, consiste dans le choix des personnages. Sur le sujet des guerres de Vendée, qu’aurait pu choisir un auteur lambda pour présenter les points de vue ? Un chouan royaliste contre un révolutionnaire anticlérical ? C’est bien plus subtil… Pierre Bordage propose deux personnages « décentrés » qui pour des raisons différentes ne prennent pas parti. Pour l’un, Emile, c’est parce qu’il est lettré et raisonne en véritable humaniste, effrayé des passions qui montent et de la guerre qui se prépare, et pour l’autre, Cornuaud, parce qu’en fieffé coquin, il ne voit que son propre intérêt dans toute situation et ne possède aucun idéal. Et c’est cette distanciation qui va justement apporter le meilleur éclairage. Toutes leurs rencontres avec des paysans, des nobles, des gredins, de bons citoyens, des brutes sanguinaires… vont occasionner des dialogues qui nous permettent de mieux comprendre le contexte et les raisons de chacun. J’ai trouvé ça parfaitement dosé. De plus les deux personnages se répondent en miroir, l’un incarnant le bien et l’autre le mal, chacun menant sa quête (retrouver la femme aimée/se débarrasser d’un maléfice), et évoluant pour finalement peu à peu devenir un duo moins manichéen.

La question de la présence de la magie enfin me fait classer ce roman dans le bon fantastique, même si la fin de ce premier tome tranche la question. Il y a d’une part la question de la magie Vaudou, car l’on se demande si l’envoutement de la sorcière est imaginaire ou si ce sont les remords qui rongent Cornuaud. D’autre part Emile, rationaliste, refuse toute incursion de la magie dans sa vie avant de devoir se rendre à l’évidence.

Un excellent roman, qui mène à deux tomes complémentaires : 1793 et 1794. J’ai hâte de les lire !!!

 
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Publié par le septembre 19, 2017 dans historique-fantastique, Roman

 

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Mérovingiens : coup de cœur historique !

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Une récit historique tout simplement coup de cœur ! Ce roman se propose de révéler les coulisses de la naissance du royaume de France, rien de moins… Bluffant et réaliste ! L’auteur prend le parti de l’aventure et nous suivons donc Wyso, contraint de devenir espion du roi Clovis, dans ses périlleuses missions.

Dans la mesure où le règne de Clovis n’est connu qu’à travers le récit hagiographique L’Histoire des Francs de Grégoire de Tours, de nombreuses zones d’ombres demeurent : Clovis fit assassiner beaucoup de gêneurs, mais comment ? Patrick Mc Spare se livre ici à un exercice de haut vol : en respectant les faits tenus pour certains, imaginer tout le détail des missions des espions. C’est jouissif, et l’on n’a de cesse de vouloir vérifier les éléments historiques. On est dans une histoire plus réelle et palpable que la version officielle.

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L’époque choisie est en soi passionnante : le début du Haut Moyen-âge ! C’est un bouillon d’où va émerger notre civilisation actuelle : fin de l’empire romain, dont seul l’empire d’Orient et quelques places fortes comme Soisson demeuraient, Royaumes de « barbares » Wisigoth ou Ostrogoth bien plus structurés que l’on a tendance à le penser, manigances des « évèques » pour imposer le pouvoir temporel de l’Eglise. C’est une période plus fascinante que ne le conçoit habituellement l’imaginaire collectif qui a tendance à rabaisser indument l’ère médiévale.

Ensuite la narration étalée dans le temps, le temps long de la politique, nous fait apprécier autrement la valeur du contexte historique. Et permet de déployer l’évolution psychologique des personnages ! Parlons tout d’abord de Wyso, un héros qui se pense guerrier avant tout mais se trouve à l’aise dans la peau d’un manipulateur, d’un maître espion, en raison d’un chantage. Il passe par tous les stades : colère, déni, résignation, mort intérieur, rage de nouveau. Sans réellement s’attacher à lui on éprouve une grande compassion pour sa personne. Par contre j’admire Valesta, froide meurtrière et personnage secondaire au début du roman qui prend de l’ampleur tout au fil du récit. Quant à Gunthar, il reste le plus mystérieux de la bande d’espions, et ne semble animé que par la vengeance. Théodoric le Grand, roi ostrogoth qui se sent devenir fou ou encore Alboflède, bouillante sœur de Clovis m’ont particulièrement plu. Si vous avez aimé la galerie de personnages de Game of thrones, vous serez conquis par ces personnalités ambigües et complexes que l’on aime détester.

En plus de toutes les missions d’assassinat et de manipulation des trois agents, le fil conducteur du récit est l’énigme que doit résoudre Wyso : qui a enlevé Guénolé ? Où est détenue leur fille ? Pourquoi le tordu Daga Wulf prétend-il ne pas être le responsable de leur disparition, mais entretient-il le chantage pour faire manœuvrer Wyso à son gré ? Est-il sorcier, démon ou simple mortel ? La conclusion du roman devrait vous surprendre. Pour ma part je n’ai rien vu venir… Entre indications données au compte-goutte et fausses pistes, qui est le plus manipulateur ? L’auteur sans doute.

La belle langue va de pair avec le récit historique. Le style est tout en plein et délié, on aimerait lire ce texte sur un parchemin, gratté à la plume.

De l’action et des trahisons à la louche, une dose d’érotisme, une pincée de fantastique et même un zeste de romance, il y a tout pour plaire au lecteur dans ce récit. Plus que de l’Histoire, une belle histoire…

 

 

 

 

 

 

 

 
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Publié par le juin 16, 2017 dans historique, Roman

 

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La voie des oracles, t.1 Thya : un passionnant voyage en Gaule

 

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Maintenant que j’ai fini la trilogie, et que j’ai mon exemplaire dédicacé, il est grand temps de faire une chronique de la Voie des oracles. C’est vraiment ma série coup de cœur de cette année scolaire 2016-2017.

Tout d’abord ce premier récit réunit tous les ingrédients de base pour me séduire : avant tout une belle langue, du français qui coule tout seul et une érudition jamais surfaite mais qui sert totalement le récit. Les mots en latin s’intègrent complètement. Ensuite donc le contexte : j’adore les récits historiques, en particulier de l’antiquité au moyen-âge, et là bingo, le Vème siècle, une période charnière passionnante. Beaucoup de réalisme dans le traitement avec l’évocation des tenues, des habitudes quotidiennes, et des liens sociaux. Troisième point : un bonne dose de fantastique qui s’appuie sur ce contexte historique avec les thème des oracles. Enfin un scénario en forme de fuite sans répit, qui ne peut donner qu’envie d’avancer dans la lecture.

Le personnage de Thya m’a paru très intéressant d’un point de vue psychologique. Il y a quelque chose de très beau dans sa manière d‘être une actrice de sa propre vie, alors même que le Destin est une notion qui pourrait la paralyser. Elle est à la fois très innocente car peu éduquée au Monde social mais extrêmement réactive aux situations.

J’ai trouvé que la relation telle qu’elle se développe avec Enoch est réaliste et peut parler à de nombreuses jeunes filles pour qui se trouver soi-même passe avant les engouements légers de l’adolescence. Elle n’en est pas moins attirée, la sexualité n’est pas niée. C’est a priori plus young adult que « ado » dans l’intention et justement ça donne envie de le faire lire aux ados car c’est tout le contraire du gnan-gnan auquel ils sont souvent cantonnés.

J’ai adoré évidemment tous les personnages mythologiques comme le faune, l’ondine et le dieu Culsans. Mais découvert aussi avec plaisir les nodes…

Le tome 2 monte d’un cran au niveau du fantastique et nous dépayse (et m’a fait pleurer…), le tome 3 clôt magistralement la série avec une sorte d’uchronie dont je ne peux parler sans déflorer le suspens.

Bref, vous l’avez compris, je suis fan !

 
 

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Aelfic : une aventure qui va vous faire dresser l’oreille (en pointe)

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Préparez-vous à courir après les mots, de chapitres en chapitres, comme Ael galope pour retrouver son monde et éviter une issue fatale à ses parents. Un très bon roman ado, qui repose sur des ressorts classiques et efficaces : actions et déductions, courses et astuces. Grâce à la belle plume de Patrick Mc Spare, cela séduit aussi les plus grands.

Le jeune Ael s’éveille dans un  étrange monde après un (banal ?) accident de voiture. Inquiet d’être déjà dans l’au-delà, ne trouvant pas trace de ses parents, il cogite sur son sort quand l’aventure déboule : il est enlevé par des monstres dans le noir, puis poursuivi par d’invisibles « bourdonnantes », et finalement ramené à la lumière grâce à un peuple aux oreilles pointues… Tiens d’ailleurs il semblerait qu’elles lui aient également poussées. Est-ce un point de non retour ?

Patrick Mc Spare prend plaisir, on le voit, à se jouer des codes du genre fantasy, et en particulier de la peuplade elfe. La description de la première rencontre évoquera, pour certains, cette même découverte par le sieur Bilbo, dans le roman éponyme. En cours d’aventure vous aurez le plaisir de rencontrer un clin d’œil très explicite à Monsieur Tolkien.

Le roman n’est pas tout à fait « fantasy » au sens classique du terme, mais plutôt un intermédiaire avec le fantastique puisque les allers-retours possible avec notre monde sont l’objet même de la quête. Les passages qui se déroulent « chez les humains » apportent un contrepoint sérieux qui fait saillir la créativité du monde des neuf forêts. On assiste à l’extension foisonnante d’un monde, façon Harry Potter, mais sur le mode des cercles concentriques.

L’humour est une autre composante importante du roman, notamment grâce aux dialogues. Le duo comique formé par Lilydra et Mouk, adjuvants du héros, annonce dès le premier chapitre que ce livre est placé dans un registre plutôt léger.

Une lecture très agréable qui fait vivre de nombreux rebondissements car les différents protagonistes ne dévoilent qu’au compte-goutte leur véritable nature. On tente de deviner qui est le traître dans cette foule. Certains personnages qui peuvent apparaitre comme secondaire sont très bien campés : l’attachante et mystérieuse Queen mama en particulier, et les jumeaux maléfiques que l’on admire dans leur ténacité.

Le roman ayant clairement une orientation jeunesse et fantasy, vous ne retrouverez pas ici le concentré de faits historiques des séries comme Les Haut-Conteurs ou Les Héritiers de l’aube, mais vous aurez un petite surprise en fin d’aventure, grâce à trois voyages temporels.

A recommander chaudement aux ados et aux fans de young adult.

 

 

 

 
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Publié par le mai 15, 2017 dans fantaisie, Roman

 

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