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Cent poèmes de Victor Hugo : lisez le maître du verbe !

CVT_Cent-poemes-de-Victor-Hugo_6946Magnifique ouvrage que ce recueil de 100 poèmes du plus grand écrivain français.

Si vous aimez le romantique,

l’amoureux de la nature,

le maître de l’évocation,

Lisez Hugo,

Si vous aimez le philosophe,

l’observateur infatigable

de la nature humaine,

Lisez Hugo,

Si vous aimez le politique,

le défenseur des faibles,

le maître de la sentence,

Lisez Hugo,

Si vous aimez le conteur,

le faiseur d’histoires,

l’incroyable bateleur,

Lisez Hugo,

Si vous aimez la poésie,

si vous aimez les mots,

lisez Hugo encore !

J’ai adoré replonger dans ces poèmes de Victor Hugo, étudié et chéri dès l’école primaire avec « Mon père ce héros au sourire si doux ». C’est la première « vraie poésie » dont je me souviens avoir appris les vers. Et que j’aimais, bien que l’histoire me sembla obscure… « -Caramba » !

Puis je retrouve les souvenirs du lycée :  » Demain, dès l’Aube » (en seconde le romantisme ) « Souvenir de la nuit du 4 » (en première Les Châtiments pour le bac), « Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?« ( Les Contemplations, groupement de texte pour le bac encore).

J’ai fait de belles découvertes : « J’aime l’araignée et j’aime l’ortie », « Jeanne était au pain sec ». L’art d’être grand-père est un recueil que l’on apprécie avec la maturité.

Bravo aux éditions Omnibus pour la mise en page soignée et agréable. Lire « Les djinns » en double page c’est quelque chose ! Connaissez-vous ce poème qui enfle puis réduit comme le souffle des djinns ?

L’aspect biographique est disséminé en marge des textes, qui respectent l’ordre de création. Ainsi qu’annoncé dans la préface, il s’agit d’une « biographie poétique ».

Je formule deux réserves mais qui n’ont en rien gêné ma lecture. Premièrement, les photos noirs et blancs, très belles par ailleurs, ne m’ont pas renvoyé à « mon imaginaire Hugo », qui se réfère plus aux illustrations du poète lui-même (pour avoir une idée voyez l’expo BnF ici).

D’autre part j’ai trouvé paradoxal de parsemer les pages de feuilles automnales, alors que Hugo, contrariant nos préjugés sur le Romantisme, dit haïr l’automne et l’hiver et adorer le printemps et l’été. Il n’y a qu’à lire, toujours dans le recueil :« L’aube est moins claire »

« Les long jours sont passés ; les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent ! »

ou « Après l’hiver »…

« Et Mai sourit dans nos âmes
Comme il sourit dans les cieux »

Pour finir, en lisant ce recueil j’ai réalisé que si j’adore autant les romans de Hugo, comme Les Misérables (sur ma table de chevet, encore… pour toujours…) ou les Travailleurs de la mer (magnifique), c’est pour sa manière de poétiser toutes ces phrases.

Ps : pour vous donner envie de lire Les Misérables, voyez cette magistrale vidéo de l’alchimie d’un roman.

 

 

 

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Publié par le novembre 6, 2018 dans Poésie, Uncategorized

 

Harley King, détective de l’invisible : Souriez… puis lancez-vous !

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Souriez… puis lancez-vous sans réserve dans ce polar fantastique.

Un duo de privés nous entraîne dans des aventures punchy et inquiétantes. Avec un ton plus léger et un propos plus grave qu’à l’accoutumée, Patrick Mc Spare nous livre un roman adulte détonnant. Plus léger car les dialogues savoureux donnent un bon rythme au roman. Plus grave par le fond sociétal : extrême richesse versus extrême pauvreté, famille-panier-de-crabe, bas-fonds glauques de Berlin, réseaux proxénètes, bandes rivales, etc.

Le style est alerte et entraînant. La narration va à toute vitesse et l’on suit deux enquêtes parallèles (la traditionnelle et l’occulte). Les scènes d’action sont très visuelles. Par exemple l’incursion à la villa des Croates, digne d’un film à effets spéciaux, avec sauts de toits en toits, ruses diverses, ennemis assommés, effraction, atterrissage au milieu d’une fête morbide et arrosages de balles de part et d’autre. On peut dire qu’on en prend plein les yeux.

Le tandem Harley-Nosfe, les deux bons potes, à base de réflexions/vannes/bastons est génial. Harley est un héros « flamboyant » et « plus-que-perspicace ». Nosfe est plus inattendu, mystérieux et un brin poétique (en fait j’aimerais bien en savoir plus sur lui). Je suis fan de Miss Jade, l’héroïne par excellence, medium efficace, mais pas infaillible. Elle sait se battre et enquêter comme Lara Croft, dont elle est une sorte de version plus moderne et spirituelle.La jeune femme ne cesse de remettre à leurs places ses nouveaux amis qui tentent, maladroitement, de la séduire et a toujours le dernier mot. Dans le chapitre « un autre ailleurs » ; on en apprend un peu plus sur elle, et sur ses capacités.

La galerie des adversaires est très diversifiée : dans la famille Töffer, de la riche matriarche ou de son gendre raté, qui déteste-t-on le plus ? Garde du corps antipathique, avocat véreux, maître satanique de pacotille… Il y a le choix.

Je ne peux évoquer mon personnage préféré du roman sans spoiler :

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Et mon personnage préféré est le monstre, lui même ! Je préfère ne pas vous révéler son nom. Oui, la légende urbaine qu’affrontent les trois alliés est un monstre attachant, une fois que l’on connait sa psychologie. Ses tentatives de s’incarner plus tangiblement en font un mortel (presque) comme les autres. De plus on connaît ses origines grâce à une scène de flash-back. Petit tour en l’an 1370, bref mais passionnant.

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Patrick Mc Spare n’a pu s’empêcher de nous faire faire une petite escapade historique (sa marotte), même dans un polar dit « urban fantasy » totalement contemporain ! 

Le livre est un bel objet, paru chez Scrineo. La couverture est à tomber. A noter une originalité : un cahier photo en fin d’ouvrage, présentant quatre personnages… Ces photos-illustrations concordent bien avec le prologue et l’épilogue, deux paratextes qui sont ici fictionnalisés. On ne peut en dire plus sans dévoiler un élément-clé mais il y a un brouillage entre les lignes traditionnelles réalité/fiction.

Pourquoi vous conseillai-je de sourire en introduction de cette avis de lecture ? C’est la manière de Harley de croiser les doigts avant une action périlleuse :

« C’est le moment de sourire à la chance…

Je souris de toutes mes dents. »

PS : Harley et Nosfe sont issus d’une nouvelle créée par Patrick Mc Spare : l’Inv’ Ind’ publiée dans le Darryl Ouvremonde d’Olivier Peru, (nouvelle que vous trouvez seulement dans la version originale de l’ouvrage).

 
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Publié par le novembre 2, 2018 dans Uncategorized

 

Charlotte impératrice, belle BD d’Histoire

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Magnifique BD, qui nous entraine dans les complots de cour, au travers d’un destin tragique. Le scénario et la narration sont parfaites, le dessin est à tomber.

J’ai beaucoup appris sur cette époque au travers de cette lecture. Nul n’est besoin d’un bagage historique si l’on se laisse porter par le récit. J’ai admiré le brio de la scénarisation et particulièrement les passages épistolaires. Nous avons tout d’abord le Père Jacques Deschamps qui rapporte au père de Charlotte ce qu’elle lui a confié en confession au sujet de son amour pour Maximilien. Puis à plusieurs reprises les échanges entre Charlotte et son père. Les polices imitant l’écriture manuscrites sont élégantes et fluides. L’absence même de réponse devient un élément narratif « Ma fille chérie, est-ce que tu vas bien ? Je n’ai pas de nouvelles de toi depuis un mois. Papa »  Sur une période aussi longue, et comme souvent avec le genre historique, la maîtrise des ellipses est essentielle.

Certaines séquences clés restent en mémoire comme la scène de la serre. Notons que l’on démarre au pied d’une Diane chasseresse, sorte de protectrice de la jeune fille, et que leur promenade les mène opportunément sous la statue d’une Vénus, au moment où Charlotte s’enthousiasme pour les voyages. La séquence du bordel où Charles vient chercher Maximilien et chasser Bombelles à coup de ceinture est terriblement noire et impressionnante. On sent toute la détermination du frère de Charlotte à prendre un ascendant définitif sur Maximilien pour toute à la fois venger sa sœur et lui assurer un soutien permanent en imposant Félix Eloin. Autre séquence marquante, la venue de l’empereur à Miramar. La première page montre des vignettes en miroir, regards contre regards, jusqu’à l’image finale de l’impératrice lâchant son dogue.

Au fil de l’album certains motifs dessinés reviennent, tels que l’oeil bleu de Charlotte et la plume. Si l’oeil peut être effrayé, surpris ou vengeur, dévoilant toutes les facettes de la personnalité de la princesse de Saxe, la plume est un indice de son mal être. Plumes de volailles de cuisine parmi lesquelles l’enfant se cache pour ne pas se rendre au chevet de sa mère morte, plume de l’oreiller du lit conjugal après la noce, plumes des oreillers détruits dans un accès de rage impuissante par une Charlotte humiliée et délaissée. Deux médaillons ovales encadrent le récit : le premier médaillon montre la jeune Charlotte, séduite par Maximilien, dans la serre.  On voit ses yeux bleus et son air admiratif devant le papillon Celastrina Argiolus. Sur l’autre médaillon, dernière image de l’album, l’impératrice du Mexique a le visage fermé, la bouche dure, on ne voit pas la couleur de ses yeux. Elle porte des plumes noires à son chapeau. D’une séquence à l’autre tout a basculé.

Cette histoire tragique n’est que le début d’une aventure. « Un empire ne sera pas de trop, Monsieur Eloin, pour compenser tout ce que j’ai sacrifié à mon mari ».

Pour finir j’ajouterai que la colorisation dans des tons très contrastés chaud/froid (les rouges et orangés contre les bleus/verts) soutient bien l’image, qui par ailleurs comporte beaucoup d’effet d’ombres et de contre-jours admirables.

Une BD de haut niveau dont j’attends avec impatience la suite.

 
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Publié par le août 30, 2018 dans Bande dessinée, Uncategorized

 

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Les Zenfants zéro déchet – Ze Mission : ton cadeau de Noël préféré <3

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Youpi, après Ze guide Zero déchet, le livre pour les enfants. Il est encore plus cool ! Acheté pour le CDI car il est temps de se lancer dans l’écologie à grande échelle -oui on trie le papier depuis cette année seulement … On y parle sérieusement et clairement aux enfants : de la planète, de la surconsommation, et avec un lexique s’il vous plait. Sont évoqués bien des aspects de la vie de tous les jours : goûter, vêtements, jouets, pic-nic, fêtes; etc…

Le livre nous donne plein d’idées , faire soi -même sa colle, sa pâte à modeler, son shampoing, un vide-grenier, des gâteaux…. Pour l’école aussi : compostage des déchets de la cantine, choix des fournitures, poulailler ?

Le livre est à la fois informatif et drôle. On pâlit devant les photos de la mer de plastique et des décharges à ciel ouvert…et on s’amuse beaucoup avec les petites BD des héros du Zero ! Mention spéciale à Compostman, l’ami des lombrics, cra-cra et tellement sympa.

La dessinatrice s’en donne a cœur joie et j’ai trouvé super la page de « sommaire dessiné » (une grande maison avec un jardin) ainsi que l’idée de la page où l’on colorie son héros en fonction des actions réussies (zero girl ou zero boy au choix).

Le zero déchet c’est un mode de vie, que la famille Pichon-Moret expérimente, et avec brio puisqu’ils n’ont plus qu’une poubelle à jeter par an (hors recyclables que sont verre et bouteilles de lait). Oui, oui, avec deux enfants donc : Dia et Mali qui sont les protagonistes qui nous servent de modèles dans le livre. des pro du goûter maison !

Un livre super cool à offrir à Noël !!! ❤

 

 

 

 

 

 

 
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Publié par le novembre 18, 2017 dans Uncategorized

 

Toutes les princesses n’aiment pas le rose : penser l’éducation adolescente

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Voici une excellente synthèse sur la manière dont les filles, et les adolescentes en particulier, subissent différents messages qui les « enferment » dans une vision de la féminité. Tout au long de la construction de leur personnalité toutes les productions qui leurs sont destinées (TV, films, magazines, tuto youtube, marketing…) vont dans le sens d’une identité hypersexuée. Et l’identité humaine et intellectuelle ?

Certes la Nature, le corps, les hormones, tout oriente les filles a vouloir d’abord avant tout séduire, surtout à la puberté. Mais nous vivons dans une Culture. Mais c’est à nous tous, individuellement et collectivement, de faire en sorte que la Culture puisse dépasser cela et que le femme puisse aussi « se penser » elle-même comme une personne (et pas juste une fille).

Le plus révoltant à mes yeux est la conséquence ce matraquage subtile (à coup de rose, de princesses disney, de conseils mode, d’applis diverses…) : une adolescente se sent mal dans sa peau à partir de 12 ans. Beaucoup plus mal qu’un garçon à titre de comparaison. Et le sentiment qui domine est : manque de confiance en soi. C’est un sentiment que l’on peut éprouver à l’adolescence, mais surtout que beaucoup vont garder toute leur vie. On comprend mieux pourquoi les femmes n’osent pas des carrières plus ambitieuses, ne demandent pas des salaires plus haut, alors qu’elles ont des résultats scolaires et universitaires meilleurs. Pourquoi le phénomène des femmes battues résiste à leur théorique émancipation, pourquoi les victimes défendent leurs bourreaux en procès…

Conclusion à la lecture de ce livre, en tant que parent : on a du pain sur la planche. Si vous laissez votre fille face à la société, la TV, les films, internet, les copines… sans en parler avec elle, elle intériorisera sans doute sa « condition inférieure ». Les parents doivent veiller à ouvrir le champ des possibles, donner l’exemple et montrer tout ce qu’est un être humain. En tant qu’éducateur ou prof: on a du pain sur la planche… Lutter contre les stéréotypes au quotidien c’est d’abord se surveiller soi même. Dans ses paroles et dans ses actes. Ne pas dire : « ce livre-ci est plutôt pour les filles », mais simplement parler du contenu et laisser chacun choisir. Un challenge. Ne pas renvoyer sans cesse les ados à l’image que l’on se fait d’eux : « elle est sage, c’est une fille quoi », ou « il est agité, c’est un garçon, quoi » en conseil de classe… Ils sont déjà tellement dans le clivage garçon/fille, pas besoin qu’on le leur rappelle sans cesse. Au contraire les éveiller à la pensée, hors du schéma binaire des sexes, autant que l’on peut, et à l’adulte en devenir qu’ils sont. Bref ce livre donne à penser, que vous ayez des enfants ou pas, des filles ou des garçons, idem.

 

 

 
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Publié par le février 12, 2017 dans Uncategorized

 

D’où viennent les bébés ? Livre à volets sympa et ludique

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Un très joli livre avec des volets à soulever pour découvrir des informations. Tout est sous forme de questions : ce livre favorise ainsi l’échange avec l’enfant. Les illustrations sont très sympas et colorées. On retrouve une famille d’une page à l’autre, du moment où l’enfant demande à sa maman « Qu’est-ce qu’il y a dans ton ventre ? » à « Quand [mon frère] apprendra-t-il à marcher ? »

Certaines questions-clés ont des réponses simples et bien faites : « Comment le bébé est-il arrivé dans ton ventre ? » => « un spermatozoïde donné par ton papa a rencontré un ovule à l’intérieur de mon ventre. » C’est clair et ne donne pas plus de détail qu’un petit enfant n’en peut comprendre.

Autour de cette famille humaine, on découvre la fécondation et la gestation pour d’autres mammifères, mais aussi ce qui concerne les poissons, les oiseaux, les insectes ou encore les tortues. J’ai apprécié que les hommes soient situés dans le cycle animal, ni à part, ni « au-dessus ».

Un livre que je recommande à partir de deux ans, et sans doute d’autres titres intéressants à lire dans cette collection « Mes premières questions ».

 
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Publié par le novembre 20, 2016 dans Uncategorized

 

Nos enfants méritent mieux ! Ça parait évident…

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Un livre court, à parcourir pour repenser notre manière de faire apprendre et comprendre pourquoi élèves et profs semblent s’épuiser en vain. Un petit essai qui repose sur une idée clé : les enfants/ados ne retiennent presque rien de ce qu’on veut leur enseigner à l’école. On leur bourre le crâne avec des programmes trop chargés, et ceux qui le peuvent en glanent quelque chose, au moins jusqu’au contrôle. Il y a donc un illusion totale quant à l’apprentissage de la majorité d’entre eux et surtout quant au fait que ce soit des acquis durables. Empiriquement j’ai le même ressenti.

Le style est un plus scolaire que pamphlétaire, et on suit bien la démonstration. Mais c’est un peu laborieux car il y a des redites. L’expérience menée en classe est intéressante et mériterait d’être généralisée : interroger des élèves sur des concepts clés de l’an passé… Pour savoir ce qui a été « acquis ». Non-acquis donc en l’occurrence. Le raisonnement me semble un peu court par contre en ce qui concerne la non-acquisition des compétences, probables certes, mais non démontrée.

L’analyse du système scolaire est consensuelle, et il y a des pistes de réflexion pour changer les choses. Il parait évident en effet qu’il vaudrait mieux alléger le programme et surtout approfondir au fur et à mesure plutôt que de considérer que ce qui a été vu est su. Toutes les propositions vont en gros dans le sens de la réforme des collèges en cours, mais comme le fait remarquer l’auteur, celle-ci est pleine de bons sentiments mais sera probablement aussi peu efficiente que toutes les précédentes.

 

 

 

 
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Publié par le novembre 1, 2016 dans Uncategorized