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La voie des oracles, t.1 Thya : un passionnant voyage en Gaule

 

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Maintenant que j’ai fini la trilogie, et que j’ai mon exemplaire dédicacé, il est grand temps de faire une chronique de la Voie des oracles. C’est vraiment ma série coup de cœur de cette année scolaire 2016-2017.

Tout d’abord ce premier récit réunit tous les ingrédients de base pour me séduire : avant tout une belle langue, du français qui coule tout seul et une érudition jamais surfaite mais qui sert totalement le récit. Les mots en latin s’intègrent complètement. Ensuite donc le contexte : j’adore les récits historiques, en particulier de l’antiquité au moyen-âge, et là bingo, le Vème siècle, une période charnière passionnante. Beaucoup de réalisme dans le traitement avec l’évocation des tenues, des habitudes quotidiennes, et des liens sociaux. Troisième point : un bonne dose de fantastique qui s’appuie sur ce contexte historique avec les thème des oracles. Enfin un scénario en forme de fuite sans répit, qui ne peut donner qu’envie d’avancer dans la lecture.

Le personnage de Thya m’a paru très intéressant d’un point de vue psychologique. Il y a quelque chose de très beau dans sa manière d‘être une actrice de sa propre vie, alors même que le Destin est une notion qui pourrait la paralyser. Elle est à la fois très innocente car peu éduquée au Monde social mais extrêmement réactive aux situations.

J’ai trouvé que la relation telle qu’elle se développe avec Enoch est réaliste et peut parler à de nombreuses jeunes filles pour qui se trouver soi-même passe avant les engouements légers de l’adolescence. Elle n’en est pas moins attirée, la sexualité n’est pas niée. C’est a priori plus young adult que « ado » dans l’intention et justement ça donne envie de le faire lire aux ados car c’est tout le contraire du gnan-gnan auquel ils sont souvent cantonnés.

J’ai adoré évidemment tous les personnages mythologiques comme le faune, l’ondine et le dieu Culsans. Mais découvert aussi avec plaisir les nodes…

Le tome 2 monte d’un cran au niveau du fantastique et nous dépayse (et m’a fait pleurer…), le tome 3 clôt magistralement la série avec une sorte d’uchronie dont je ne peux parler sans déflorer le suspens.

Bref, vous l’avez compris, je suis fan !

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Aelfic : une aventure qui va vous faire dresser l’oreille (en pointe)

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Préparez-vous à courir après les mots, de chapitres en chapitres, comme Ael galope pour retrouver son monde et éviter une issue fatale à ses parents. Un très bon roman ado, qui repose sur des ressorts classiques et efficaces : actions et déductions, courses et astuces. Grâce à la belle plume de Patrick Mc Spare, cela séduit aussi les plus grands.

Le jeune Ael s’éveille dans un  étrange monde après un (banal ?) accident de voiture. Inquiet d’être déjà dans l’au-delà, ne trouvant pas trace de ses parents, il cogite sur son sort quand l’aventure déboule : il est enlevé par des monstres dans le noir, puis poursuivi par d’invisibles « bourdonnantes », et finalement ramené à la lumière grâce à un peuple aux oreilles pointues… Tiens d’ailleurs il semblerait qu’elles lui aient également poussées. Est-ce un point de non retour ?

Patrick Mc Spare prend plaisir, on le voit, à se jouer des codes du genre fantasy, et en particulier de la peuplade elfe. La description de la première rencontre évoquera, pour certains, cette même découverte par le sieur Bilbo, dans le roman éponyme. En cours d’aventure vous aurez le plaisir de rencontrer un clin d’œil très explicite à Monsieur Tolkien.

Le roman n’est pas tout à fait « fantasy » au sens classique du terme, mais plutôt un intermédiaire avec le fantastique puisque les allers-retours possible avec notre monde sont l’objet même de la quête. Les passages qui se déroulent « chez les humains » apportent un contrepoint sérieux qui fait saillir la créativité du monde des neuf forêts. On assiste à l’extension foisonnante d’un monde, façon Harry Potter, mais sur le mode des cercles concentriques.

L’humour est une autre composante importante du roman, notamment grâce aux dialogues. Le duo comique formé par Lilydra et Mouk, adjuvants du héros, annonce dès le premier chapitre que ce livre est placé dans un registre plutôt léger.

Une lecture très agréable qui fait vivre de nombreux rebondissements car les différents protagonistes ne dévoilent qu’au compte-goutte leur véritable nature. On tente de deviner qui est le traître dans cette foule. Certains personnages qui peuvent apparaitre comme secondaire sont très bien campés : l’attachante et mystérieuse Queen mama en particulier, et les jumeaux maléfiques que l’on admire dans leur ténacité.

Le roman ayant clairement une orientation jeunesse et fantasy, vous ne retrouverez pas ici le concentré de faits historiques des séries comme Les Haut-Conteurs ou Les Héritiers de l’aube, mais vous aurez un petite surprise en fin d’aventure, grâce à trois voyages temporels.

A recommander chaudement aux ados et aux fans de young adult.

 

 

 

 
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Publié par le mai 15, 2017 dans fantaisie, Roman

 

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Le rêve de Ryosuke : ou comment rêver ravive…

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Un roman que j’ai pris grand plaisir à lire. C’est à la fois très simple et profond. Très japonais… d’après l’idée que je m’en fais, toute subjective.

Ce roman est celui d’un renouveau pour un jeune homme un peu perdu, qui a une grande souffrance intérieure qui l’empêche de se sentir heureux. Un drame familial l’accable : le suicide de son père. En partant faire un un travail abrutissant (creuser, maçonner) sur une île perdue, on comprend qu’il se fuit. Cet épuisement physique l’apaise. Mais en même temps, il espère retrouver quelqu’un à qui il compte poser une question et remettre un mystérieux paquet.

Ryosuke se fait des amis, venus de la ville comme lui, et des ennemis parmi les autochtones qui n’aiment pas voir leurs habitudes bouleversées. Il finira tout de même par gagner l’amitié de certains comme le facteur ou l’institutrice. La personne qu’il espérait tant croiser se révélera le sempaï dont il avait besoin, lui apprenant tant la traite des chèvres et les secrets du fromage que l’attitude nécessaire face à la vie.

Les descriptions de paysage nous plongent dans un monde à la fois rude et beau. C’est un peu mélancolique. J’ai trouvé l‘écriture très simple : elle « colle » au propos, qui est celui du dépouillement.

Enfin les chèvres sont des animaux fascinants, que l’on aurait envie de caresser tout au long de ses pages, et sont en quelques sortes les intermédiaires entre Ryosuke et la Nature, au sens animiste du terme.

J’aime ce genre d’ouvrages où le personnage est « ravivé » par sa quête, succès et échecs. La fin ouverte nous laisse imaginer et c’est très bien aussi. Un beau petit livre.

 
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Publié par le mai 11, 2017 dans réaliste, Roman

 

Toutes les princesses n’aiment pas le rose : penser l’éducation adolescente

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Voici une excellente synthèse sur la manière dont les filles, et les adolescentes en particulier, subissent différents messages qui les « enferment » dans une vision de la féminité. Tout au long de la construction de leur personnalité toutes les productions qui leurs sont destinées (TV, films, magazines, tuto youtube, marketing…) vont dans le sens d’une identité hypersexuée. Et l’identité humaine et intellectuelle ?

Certes la Nature, le corps, les hormones, tout oriente les filles a vouloir d’abord avant tout séduire, surtout à la puberté. Mais nous vivons dans une Culture. Mais c’est à nous tous, individuellement et collectivement, de faire en sorte que la Culture puisse dépasser cela et que le femme puisse aussi « se penser » elle-même comme une personne (et pas juste une fille).

Le plus révoltant à mes yeux est la conséquence ce matraquage subtile (à coup de rose, de princesses disney, de conseils mode, d’applis diverses…) : une adolescente se sent mal dans sa peau à partir de 12 ans. Beaucoup plus mal qu’un garçon à titre de comparaison. Et le sentiment qui domine est : manque de confiance en soi. C’est un sentiment que l’on peut éprouver à l’adolescence, mais surtout que beaucoup vont garder toute leur vie. On comprend mieux pourquoi les femmes n’osent pas des carrières plus ambitieuses, ne demandent pas des salaires plus haut, alors qu’elles ont des résultats scolaires et universitaires meilleurs. Pourquoi le phénomène des femmes battues résiste à leur théorique émancipation, pourquoi les victimes défendent leurs bourreaux en procès…

Conclusion à la lecture de ce livre, en tant que parent : on a du pain sur la planche. Si vous laissez votre fille face à la société, la TV, les films, internet, les copines… sans en parler avec elle, elle intériorisera sans doute sa « condition inférieure ». Les parents doivent veiller à ouvrir le champ des possibles, donner l’exemple et montrer tout ce qu’est un être humain. En tant qu’éducateur ou prof: on a du pain sur la planche… Lutter contre les stéréotypes au quotidien c’est d’abord se surveiller soi même. Dans ses paroles et dans ses actes. Ne pas dire : « ce livre-ci est plutôt pour les filles », mais simplement parler du contenu et laisser chacun choisir. Un challenge. Ne pas renvoyer sans cesse les ados à l’image que l’on se fait d’eux : « elle est sage, c’est une fille quoi », ou « il est agité, c’est un garçon, quoi » en conseil de classe… Ils sont déjà tellement dans le clivage garçon/fille, pas besoin qu’on le leur rappelle sans cesse. Au contraire les éveiller à la pensée, hors du schéma binaire des sexes, autant que l’on peut, et à l’adulte en devenir qu’ils sont. Bref ce livre donne à penser, que vous ayez des enfants ou pas, des filles ou des garçons, idem.

 

 

 
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Publié par le février 12, 2017 dans Uncategorized

 

D’où viennent les bébés ? Livre à volets sympa et ludique

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Un très joli livre avec des volets à soulever pour découvrir des informations. Tout est sous forme de questions : ce livre favorise ainsi l’échange avec l’enfant. Les illustrations sont très sympas et colorées. On retrouve une famille d’une page à l’autre, du moment où l’enfant demande à sa maman « Qu’est-ce qu’il y a dans ton ventre ? » à « Quand [mon frère] apprendra-t-il à marcher ? »

Certaines questions-clés ont des réponses simples et bien faites : « Comment le bébé est-il arrivé dans ton ventre ? » => « un spermatozoïde donné par ton papa a rencontré un ovule à l’intérieur de mon ventre. » C’est clair et ne donne pas plus de détail qu’un petit enfant n’en peut comprendre.

Autour de cette famille humaine, on découvre la fécondation et la gestation pour d’autres mammifères, mais aussi ce qui concerne les poissons, les oiseaux, les insectes ou encore les tortues. J’ai apprécié que les hommes soient situés dans le cycle animal, ni à part, ni « au-dessus ».

Un livre que je recommande à partir de deux ans, et sans doute d’autres titres intéressants à lire dans cette collection « Mes premières questions ».

 
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Publié par le novembre 20, 2016 dans Uncategorized

 

Nos enfants méritent mieux ! Ça parait évident…

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Un livre court, à parcourir pour repenser notre manière de faire apprendre et comprendre pourquoi élèves et profs semblent s’épuiser en vain. Un petit essai qui repose sur une idée clé : les enfants/ados ne retiennent presque rien de ce qu’on veut leur enseigner à l’école. On leur bourre le crâne avec des programmes trop chargés, et ceux qui le peuvent en glanent quelque chose, au moins jusqu’au contrôle. Il y a donc un illusion totale quant à l’apprentissage de la majorité d’entre eux et surtout quant au fait que ce soit des acquis durables. Empiriquement j’ai le même ressenti.

Le style est un plus scolaire que pamphlétaire, et on suit bien la démonstration. Mais c’est un peu laborieux car il y a des redites. L’expérience menée en classe est intéressante et mériterait d’être généralisée : interroger des élèves sur des concepts clés de l’an passé… Pour savoir ce qui a été « acquis ». Non-acquis donc en l’occurrence. Le raisonnement me semble un peu court par contre en ce qui concerne la non-acquisition des compétences, probables certes, mais non démontrée.

L’analyse du système scolaire est consensuelle, et il y a des pistes de réflexion pour changer les choses. Il parait évident en effet qu’il vaudrait mieux alléger le programme et surtout approfondir au fur et à mesure plutôt que de considérer que ce qui a été vu est su. Toutes les propositions vont en gros dans le sens de la réforme des collèges en cours, mais comme le fait remarquer l’auteur, celle-ci est pleine de bons sentiments mais sera probablement aussi peu efficiente que toutes les précédentes.

 

 

 

 
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Publié par le novembre 1, 2016 dans Uncategorized

 

60 questions étonnantes sur l’humour et le rire : bon à feuilleter

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Je découvre cette collection avec ce titre. Le concept de vulgarisation de recherches en sciences sociales m’intéresse et la présentation est bien faite : découpage en chapitres thématiques et double page consacrée à chaque étude. Introduction interrogative, méthode de recherche, résultat et synthèse permettent de découvrir chaque point. Certaines sont très attendus comme : Pourquoi rions-nous quand quelqu’un se casse la figure ? ou encore Hommes et femmes utilisent-ils les moqueries de la même façon ? D’autres sont plus surprenantes comme Les hôtesses de l’air rigolotes sauvent-elles plus de vie ? ou Se forcer à rire peut-il remonter le moral ?

J’ai observé bien sûr avec attention Quelles blagues les étudiants tolèrent-ils de la part de leurs profs ? et Qu’est-ce qui fait rire les bébés ? 

En bref, c’est un petit bouquin sympa, qui a toute sa place sur une étagère « bons à feuilleter ». Petite remarque quand même, certains points sont répétitifs : il aurait mieux valu grouper les études qui ont le même sujet ou presque.

 

 
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Publié par le juillet 1, 2016 dans Uncategorized