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Archives de Catégorie: réaliste

Le rêve de Ryosuke : ou comment rêver ravive…

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Un roman que j’ai pris grand plaisir à lire. C’est à la fois très simple et profond. Très japonais… d’après l’idée que je m’en fais, toute subjective.

Ce roman est celui d’un renouveau pour un jeune homme un peu perdu, qui a une grande souffrance intérieure qui l’empêche de se sentir heureux. Un drame familial l’accable : le suicide de son père. En partant faire un un travail abrutissant (creuser, maçonner) sur une île perdue, on comprend qu’il se fuit. Cet épuisement physique l’apaise. Mais en même temps, il espère retrouver quelqu’un à qui il compte poser une question et remettre un mystérieux paquet.

Ryosuke se fait des amis, venus de la ville comme lui, et des ennemis parmi les autochtones qui n’aiment pas voir leurs habitudes bouleversées. Il finira tout de même par gagner l’amitié de certains comme le facteur ou l’institutrice. La personne qu’il espérait tant croiser se révélera le sempaï dont il avait besoin, lui apprenant tant la traite des chèvres et les secrets du fromage que l’attitude nécessaire face à la vie.

Les descriptions de paysage nous plongent dans un monde à la fois rude et beau. C’est un peu mélancolique. J’ai trouvé l‘écriture très simple : elle « colle » au propos, qui est celui du dépouillement.

Enfin les chèvres sont des animaux fascinants, que l’on aurait envie de caresser tout au long de ses pages, et sont en quelques sortes les intermédiaires entre Ryosuke et la Nature, au sens animiste du terme.

J’aime ce genre d’ouvrages où le personnage est « ravivé » par sa quête, succès et échecs. La fin ouverte nous laisse imaginer et c’est très bien aussi. Un beau petit livre.

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Publié par le mai 11, 2017 dans réaliste, Roman

 

Profanes : poétique et intimiste

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Profanes est le sixième livre de Jeanne Benameur que je lis, et aucun ne m’avait autant touché. Offert par ma grand-mère, je l’ai lu avec grand plaisir. Le quatrième de couv. a priori ne m’aurait pas attiré plus que ça (la vieillesse, le deuil, le manque d’amour…), mais je me suis laissée embarquer par sa magnifique plume. Dans ce roman, les personnages vont s’extirper de la noirceur pour atteindre une sorte de paix, de simplicité et de bienveillance mutuelle.

J’ai apprécié le décalage subtil créé par les cinq points de vues, quoique l’on entende tout de même une voix prédominante. Le personnage du nonagénaire peut paraître agaçant dans sa volonté de diriger leurs destins, bien qu’il passe son temps à s’en défendre, mais on n’a pas besoin d’aimer les personnages pour s’intéresser à eux. Les autres sont à peine esquissés, ce qui est appréciable finalement et évite de charger en psychologie l’histoire. On les découvre par petites touches successives, chacun ayant sa blessure secrète terrible. Je ne trouve pas que l’on puisse s’identifier à eux ni s’y attacher. Cette distance crée une sorte de pudeur, qui place le lecteur dans la même position qu’un autre habitant de la maison. Toutes les relations sont polies, peu engageantes. Le bouquet final permet de transcender cette barrière et de lier certains personnages plus fortement.

On pourrait dire qu’il ne s’agit pas seulement d’un récit mais de Pensées car le côté philosophique est très prégnant. Derrière la ficton, on lit un essai sur la vie, la mort, l’amour. La plupart des lecteurs qui ont aimé ce livre (dont je fais partie) y sont sensible, tandis que ceux qui n’ont pas réussi à entrer dedans ont sans doute été déroutés par le manque de péripéties.

Le  point fort de ce livre est à mon avis sa langue. Jeanne Benameur est plus poète que philosophe car ce sont les mots eux mêmes qui irradient. Comme une mélopée qui se déroule, il y a un rythme, une scansion, des répétitions, des échos. On prend et reprend le livre, peu importe où l’on en était, on peut y entrer comme dans un fleuve, prendre un petit bain de langue. C’est soyeux et confortable, un tissu de mots qui rassure comme un doudou.

 
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Publié par le septembre 13, 2015 dans réaliste, Roman

 

Pas pleurer : une touche au cœur !

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Je n’ai pas su obéir à l’injonction du titre ! Pourtant habituellement les récits de Lydie Salvayre ne me tirent pas une larme, et pour cause, ce n’est pas le genre de l’auteur de vouloir nous émouvoir.

Son genre, ce serait plutôt la diatribe : « genre littéraire consacré à la prédication morale, pratiqué d’abord par les philosophes de l’école cynique, se caractérisant par des dialogues avec un interlocuteur fictif, l’emploi des procédés de la rhétorique et le mélange du sérieux et du plaisant » nous indique le Trésor de la Langue Française. L’emportement, la colère, la joie, les cris, les piques et pas trop de pathos surtout ! Même dans l’adversité, le narrateur salvayrien a l’ironie mordante, que ce soit dans La Déclaration, La Puissance des mouches ou La Conférence de Cintegabelle.

Mais ici, point de narrateur-écran, c’est Lydie qui se dévoile et qui nous parle, le cœur à nu, traversée par la parole maternelle et la lecture édifiante de Bernanos. Lydie Salvayre nous offre la quintessence de son histoire familiale, l’an 36 : les souvenirs heureux et tragiques de sa mère. Les personnages sont en fait des témoins bien réels : « dans le récit que j’entreprends, je ne veux introduire, pour l’instant, aucun personnage inventé ».

Évidemment, Lydie Salvayre ne livre pas un reportage, mais fait œuvre d’écrivain, recompose l’intime de chacun pour, grâce à la magie de sa plume, leur redonner Le Vif du vivant. José déçu des hommes, Diego culpabilisant et Montse fuyant avec son enfant…ah…comme ils m’ont émue.  Le terme « Roman » est certes imprimé sur la couverture, mais on ne peut se fier à cet élément paratextuel. Nous sommes manifestement en présence d’un récit biographique familial. Et justement ce texte est la clé d’un autre roman de Lydie Salvayre :

  • Une mère qui a perdu la mémoire, sauf celle du Grand passé, de la tourmente de l’histoire
  • Un frère mort dans cette trouble période, ce qui cause un choc traumatique
  • Une fille aimante qui accueille cette parole et tente de recadrer sa mère dans la langue

Cela ne vous rappelle-t-il pas La compagnie des spectres ? LE grand roman de Salvayre, le plus fort à mon sens, celui qui a été adapté au théâtre. Cette force était due, me semble-t-il à présent, à la transposition du drame familial sous l’Occupation. Si Louisiane n’est pas Lydie, la figure de Rose doit sans doute beaucoup à Montse. Et d’abord ces fameux « paralipomènes » de l’histoire, qui désignent les faits honteux et cachés, néologisme que l’on pourrait traduire par « boursoufflures ». Rose inventait ce mot, comme Montse recompose le français à partir de l’espagnol.

La langue espagnole a toujours irrigué les textes de L. Salvayre, telle une rivière souterraine prête à remonter à la surface pour jaillir ! Le plus souvent, le parler espagnol était justifié par un personnage ibérique : les parents, le conjoint du narrateur ou la bonne, par exemple. C’est la langue des injures, de la révolte, de la résistance à tout système d’oppression. C’est avec Le Vif du vivant, texte sur Picasso, que des paragraphes entiers en espagnol apparaissent dans l’œuvre salvayrienne.

L’Espagne était également présente dans chaque récit, et en particulier le village de Fatarella ; village de la femme du Conférencier, des parents du narrateur de la Puissance, de Filo, etc. Dans Pas pleurer, le village n’a pas de nom, mais se situe près d’une grande ville, « Lérima », sous laquelle on peut deviner Lérida. Fatarella et Lérida se trouvent en Catalogne. Le nom du village familial a été comme absorbé par la littérature. De même, Lydie Salvayre est un nom de plume, et Arjona, son vrai patronyme, est fictionnalisé dans Passage à l’ennemi puisque c’est le nom du personnage principal, le policier.

Lectrice de longue date de l’œuvre de Lydie Salvayre, Pas pleurer m’apparaît comme une torche puissante qui éclaire son univers.

On retrouve dans ce roman les valeurs portées par l’auteur au fil de ses différents écrits : l’irrévérence, la remise en cause totale des règles sociales et l’amour des plus humbles, qui sont pourtant moqués comme les autres. Le verbe de Lydie nous répète sur tous les tons, et dans toutes les langues, qu’il faut être Contre (titre d’un texte magnifique lu de sa belle voix rocailleuse). Contre ce qui opprime : l’État, la religion, la bien-pensance, fut-ce la famille même.

L’anarchisme virulent de José est jouissif quand il s’emporte et tout le texte nous entraîne avec lui dans une fougue libertaire. Virulent, émouvant, voici un récit passionnant à lire et relire !

 
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Publié par le février 13, 2015 dans réaliste, Roman

 

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Le goût des pépins de pomme : à machonner sans rechigner !

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Un roman classique et bien ficelé mais pour lequel il m’a fallu aller au delà d’une centaine de pages pour vraiment apprécier la narration.
Nous voyons évoluer en parallèle deux histoires : celle de la narratrice qui se demande si elle va garder la maison de sa grand-mère, reçue en héritage ; et celle de sa famille au cours d’une série de discussions et de flash-back.
Elle mène l’enquête pour en savoir plus sur certains secrets de famille. Mais parallèlement elle en sait bien assez sur la mort de Rosemarie, dont on ne saura les circonstances qu’en fin d’ouvrage.
Le style n’est pas très chaleureux mais finalement je m’y suis habituée.
L’héroïne est une sorte de Bridget Jones qui va craquer sur le charmant voisin, scénario fort convenu, mais qui apporte une vraie légèreté au milieu des secrets plombants, voir malsains de la famille.
La mère est dépressive, la grand-mère a perdu la tête, l’une des tante vire mystique après que la cousine a eu « son accident ». L’autre tante, trop belle, fait fuir les hommes. Au milieu de ces femmes se dresse la figure ombrageuse du grand-père (peut être nazi).
Finalement l’héroïne de l’histoire c’est la maison elle même, et en particulier son jardin. On se prend à s’attacher à ce lieu qui devient si familier au fil du récit. Il devient clairement inconcevable que notre narratrice puisse en partir.
Un beau livre, rêveur et moins placide qu’il n’en a l’air.

 
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Publié par le avril 2, 2014 dans réaliste, Roman

 
Citation

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« Que de sensibilité et de retenue, il est tout pareil à moi ». p. 269

Ce roman magnifique, possède un ton unique et une langue raffinée. Comme c’est agréable de l’écouter couler dans notre esprit. L’histoire de l‘émancipation de cette jeune fille dans les années cinquante vous rappellera un roman de Sagan ou Colette.

Destiné aux adolescents, l’ouvrage est publié dans la collection Scripto, mais c’est aux adultes qu’il plaira surtout. Malgré ce que laisse à penser le titre, c’est en fait une alternance de narration et de lettres. Ces passages épistolaires nous dévoilent en profondeur les personnages, derrière les lignes. On y distingue aussi les évolutions : Malia est de plus en plus enthousiaste et engagée dans le théâtre, tandis qu’Angèle sa mère fatigue et perd la raison. L’action se situe quand Malia est étudiante à Paris et les lettres nous parlent de son quotidien mais la narration, elle, nous révèle le passé en trois parties correspondant à chacun de personnages principaux : Malia tout d’abord (son enfance), puis Nicolas, le metteur en scène russe et enfin Angèle dont on sait qu’elle cache un secret de premier ordre.

L’amitié de Gisèle et Malia est belle mais reste à l’arrière-plan, tandis que les l’amour fou d’Angèle pour sa fille dévore l’espace même des pages (surtout dans la première partie). Cet amour d’une mère, étouffant et fascinant, est le thème principal du livre. C’est à cause de cette déraison qu’elle lui cache la vérité. L’histoire d’amour qui arrive sur la pointe des pieds et qui est exploitée dans les deux dernières parties est assez classique : c’est l’histoire de Pygmalion et Galatée. La découverte finale de Malia jette un autre éclairage sur cette histoire et justifie la longue séquence sur Nicolas qui aurait pu paraître superflue.

Le personnage de Malia est particulièrement attachant car elle semble si timide et perdue que c’est avec plaisir qu’on la voit s’ouvrir et s’affirmer. Mes lettres préférées sont celles de Gisèle, la meilleure amie, presque grande sœur qui dénotent une grande sensibilité. La galerie de personnages secondaires, de la mère simple et aimante à la patronne bourgeoise charismatique, nous dévoile une époque à travers ses différentes facettes.

J’ai été bouleversée par l’épilogue où la petite Félicia révèle à Malia le sens de l’énigmatique phrase que prononça Angèle sur son lit de mort : « Les petits ponts, on ne savait pas… » La boucle est ainsi bouclée de mère à fille.

Ce livre est tout en subtilité avec nombreux éléments qui ne s’emboiteront que peu à peu. Paule du Bouchet aime son lecteur et lui fait confiance. Quelle belle lecture.

Je vous écrirai : coup de coeur pour ce roman nostalgique

 
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Publié par le janvier 29, 2014 dans réaliste, Roman

 

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Bacha Posh : percutant et émouvant

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Un roman aussi dense et fort, ce n’est pas tous les jours que l’on peut en lire. Bravo à l’auteur de nous faire ainsi entrer dans l’intimité d’un ado afghan. On le voit évoluer au sein de sa bande de jeunes garçons, fana d’avirons et décidés à monter une équipe professionnelle. Mais Farrukh s’appelle en réalité Farrukhsad et le déclenchement de sa puberté remet en cause son statut de « bacha posh ». Elle doit se réhabituer au rôle féminin, alors que depuis 10 ans elle tient le rôle d’un garçon dans sa famille. C’est donc tout son monde qui s’effondre. Mais surtout elle s’inquiète de ne plus revoir ses amis et de lâcher son équipe.

Les rapports homme/femme totalement inégalitaires dans cette société traditionnelle sont ainsi visibles : dans la famille les sœurs doivent faire à manger et solliciter un entretien pour adresser la parole à leur père. Farrukh en tant que basha posh lui parle comme un égal, accompagne ses sœurs à l’extérieur, sait lire et écrire. Le système social valorise tellement les garçons, qu’une famille sans garçon en a honte. Faire passer une fille pour un garçon permet de simplifier les choses pour le groupe familial, notamment parce que celle-ci peut alors travailler sous sa fausse identité. Mais le retour à la normale est obligatoire dès la puberté, l »honneur » de la famille primant sur tout. Ce roman s’attache à nous faire comprendre à quel point un tel bouleversement ne peut être qu’une déchirure. La vision de la femme par ces ados afghans se voient dans le traitement distant qu’ils infligent à « la française ». Cette jeune femme, venue pour les entrainer, ne récolte que leur mépris. Elle est si différente qu’elle ne peut entrer dans leur conception : on ne doit ni la regarder, ni la saluer, ni lui adresser la parole. Et elle ne peut en aucun cas leur donner des consignes. Farrukh, traduit au groupe et sert d’intermédiaire. Au vue de leur réaction, i est d’autant plus difficile pour la jeune fille d’envisager que ses amis puissent l’estimer pour ce qu’elle est réellement.

Le thème de l’aviron et de l’entrainement sportif offre un angle d’attaque intéressant. L’esprit d’équipe et l’amitié joue un rôle important. La conversation sur les filles, personnes inintéressantes pour Sohrab, montre que le clivage est tel qu’un garçon peut difficilement envisager un échange intellectuel avec les filles. Comment aimer ce qu’on méprise ? La réaction extrêmement violente de son meilleur ami sera pour Farrukh la plus grande déception.

Le roman se dévore, tant on se demande ce que Farrukh va faire. Le poids des traditions l’écrase. Elle cherche son identité. Au final le plus important pour elle n’est pas son sexe, mais bien sa capacité à la liberté. La fin se termine sur sa résistance.

C’est beau, convainquant et émouvant. Un roman à faire lire à tous dès 13 ans.

 
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Publié par le décembre 11, 2013 dans Jeunesse, réaliste, Roman

 

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Le retour de Cherokee Brown : questionnement sur le pouvoir de l’écriture

cvt_Le-retour-de-Cherokee-Brown_3321Un livre génial et délirant à lire pour se faire plaisir. Ce livre m’a particulièrement plu avant tout par son mode de narration. Nous découvrons un roman dans le roman. En effet Claire (qui bientôt recouvrera son véritable prénom : Cherokee) découvre un livre : Alors comme ça vous avez décidé d’écrire un roman et l’achète sur une impulsion. Chaque chapitre porte en exergue les conseils de ce livre, prodigués par Agatha Dashwood. On entend derrière ce nom la référence à la plus grande écrivaine de policier anglais, Agatha Christie, et à un personnage de Jane Austen dans Raison et sentiments. Sous ce double patronage, nous avons là la figure de « l’auteure », qui donne des conseils de bon aloi. Chaque amorce nous annonce ainsi ce que nous allons découvrir dans le chapitre, Claire/Cherokee mettant un point d’honneur a respecter les consignes. Nous jubilons ainsi lorsque Claire fait des « fiches personnages », en particulier lorsqu’elle doit réviser la fiche qu’elle avait faite sur « Claire Weeks », qui est en réalité « Cherokee Brown ». Le lecteur s’amuse de voir toutes les références à la culture indienne, subite passion de Cherokee, tout à son émerveillement quant à ses origines. Ce qui est vraiment intéressant c’est que le récit à la première personne est ainsi justifié, contrairement à de nombreux romans contemporains où l’on ignore le pourquoi du « je ». Du fait de ce stratagème narratif l’histoire est écrite dans un style fluide.

L’histoire est belle, et bien que rocambolesque, on se laisse embarquer. On ne s’ennuie pas une seconde dans ce récit bien rythmé. Le « retour » est d’abord celui de Steve Brown, le père absent. Mais sa réapparition va effectivement faire revivre le personnage de Cherokee, enfouis derrière la craintive Claire. Comme son vrai nom lui parait extraordinairement romanesque, la jeune fille reprend confiance en elle. L’écriture est ici une thérapie. 

Les personnages sont tous attachants. Non seulement Cherokee, Steve (le père rockeur) et Harrison (le beau garçon mystérieux), le trio principal, mais aussi les personnages secondaires comme la mère et la professeure dépressive. Le fait qu’ils ne soient présentés que par Cherokee donne au lecteur un travail de complément à faire. Cherokee change d’opinion au cours de l’histoire et finira pas admettre que sa mère l’aime et qu’elle a deux demi-frères (ce qu’elle refuse au départ alors qu’elle vit avec eux).

Les thèmes, abordés avec délicatesse ou piment, sont émouvants, en particulier pour des adolescents : la différence (avec le handicap), le harcèlement scolaire, la sensation de ne pas être intégré dans sa propre famille, les erreurs des adultes (parents et enseignants), etc.

C’est une belle lecture dont les conseils pourraient servir de base à un atelier d’écriture, aussi bien qu’à un travail sur le thème du harcèlement. C’est surtout un plaisir : à lire !

 

 

 

 
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Publié par le décembre 1, 2013 dans Jeunesse, réaliste, Roman

 

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